Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 09:13

Une fin de "semaine 3" entre cours, Moral's bar, petit tour de découverte du club The Bridge (où cela grouille de monde, mais personne ne danse. Ils ont cela dit une terasse assez sympa à l'arrière, et du terrain à exporer à l'intérieur), grand tour d'Oxford. Au sud de la ville, coule la River Thames, et c'est pour la première fois que je m'approche de ces berges. Il est possible de la longer sur une partie, l'occasion de découvrir toutes les équipes d'aviron qui s'entraînent très sérieusement, c'est impressionnant. Chaque université a son équipe, avec un blason, des couleurs sur les rames. Une personne à l'arrière impose le rythme, indique la direction et les encourage (ou les insulte), l'entraineur longe la rivière en les suivant en bateau pour leur donner des instructions. C'est un sport qui demande une discipline presque militaire, y compris quand il s'agit de porter le bateau pour le ramener à l'abri. Dégustation d'une tarte à la viande ainsi qu'un cupcake (où l'on peut observer les artisans les créer et faire des décorations et glaçages de gateaux de toute sorte) au marché couvert, so good.

Samedi matin, grand jour, nous allons quitter notre petite ville pour un retour à la grande ville, destination LONDON ! On s'est tous donné rendez-vous à 9 heures devant chez Emmanuelle, et on en attend, bien sur, quelques uns, entre celui qui dit qu'il mange sa banane, se lave les dents et est prêt, l'autre qui prend tranquillement son petit dèj en pyjama, et deux autres qui ne donnent pas de réponse lorsqu'on les appelle. Un message nous apprend qu'elles n'ont pas entendu leur réveil et qu'elles ne viendront pas, nous devons partir sans elles.

Nous prenons le bus devant la fac, une heure quarante de trajet pour arriver à la capitale. Retour dans une grande ville ! Nous prenons le métro, joie de l'underground, et nous retrouvons au pied de Big Ben. Je réalise que cela faisait qu moins douze ans que je n'avais pas été là, alors tant pis, on jouera aux touristes aujourd'hui, pour notre plus grand bonheur ! On sort les appareils photo, et c'est parti pour Westminster Abbey, clic clac, le long de la Tamise, ... défilent les bus rouges, les taxis, les cars-bateaux amphibies, les gardes... A nous le parc et ses écureuils qui sont prêt à croquer un doigt, les canards et cygnes au bord de l'eau... Une pause dans un restaurant qui se veut chic, pour le déjeuner. Un fish and chips qui fait plus envie qu'il n'a de goût. Nous goûtons également à la pluie anglaise (cela faisait longtemps). Nous partons alors nous réfugier au musée d'art de Londres, petit tour parmi les tableaux de Vermeer, Velazquez ou Poussin. Plus tard, après avoir évité une énorme averse dans un café, nous redécouvrons le fameux bridge au coucher de soleil, et longeons le château qui renferme les bijoux de la reine. Soirée passée dans le quartier de Soho, qui dénote avec tous ses écrans, ses bars, ses clubs, ses restaurants. Passage obligé dans China Town. Bouche en feu à cause d'un bon repas thai très épicé. Happy day. Mais quelle idée de visiter en période de vacances un samedi après-midi !

Le lendemain, alors que tout semblait large, cela devient la course contre la montre. Proche de la station de métro Victoria pour aller à la gare routière, près d'une heure en avance semblait largement suffisant. Et pourtant ! Dimanche, un métro qui n'arrive pas, un métro qui passe, rempli de cailloux. Changement obligatoire car ligne en travaux juste ce weekend, un métro qui s'arrête en pleine voie. Là, stress qui monte, ça craint vraiment. Troisième métro, on sort, on court, à s'arracher les poumons, et la gare routière n'est pas juste en face de l'arrêt de métro, la gare de Victoria est grande. Il est tout juste midi, heure du départ du car. On se faufile parmi les passants, les voitures, demande de direction, demande d'indiquation à l'accueil : "Essayez la porte 8". J'y arrive, le car est parti... Je n'ai plus qu'à racheter un billet. Il y a heureusement un autre bus qui part dans une demi heure, et celui-là je l'aurai ! Arrivée à Portsmouth à 14h30. J'avais prévu d'arriver pour Clara au port à 14h. Elle qui ne me voyait pas arriver commençait à s'inquiéter, sans avoir de portable ni quelqu'un à côté. Le bus ne peut se garer et nous devons rester sur place pendant 10 bonnes minutes. Enfin il se gare, Clara me voit, on se retrouve, quelques larmes de soulagement essaient de se faufiler. Mais la journée n'est pas finie. Il faut maintenant aller à la gare pour sauter dans le train. Personne sur le port, pas de bus. Je croise une personne qui me donne le numéro de taxis, que j'appelle, pas de temps à perdre. Et nous arrivons à la gare, montons dans le train, changement de train une bonne heure plus tard, pour arriver à Oxford, enfin, à 18h30. Une demi-heure de marche (rapide visite de la ville by night) pour aller chez moi, poser nos affaires, avant d'aller chez Clémence, invitées à dîner. Nous allons prendre le thé "digestif" chez Emmanuelle, et trouvons sa cuisine vide, comme si tout le monde avait quitté les lieux soudainement. Ce calme est étrange, car tellement rare !

Par Sibylle
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 20:52

Le 14 février, c'est... comment faire pour l'ignorer... la Saint Valentoche... En France, c'est une affaire commerciale, plus hypocrite et gnangnan. Et bien ici, c'est la folie, des cœurs partout, des cartes, tout le monde n'a que ces mots à la bouche, chacun a prévu un dîner, fait la cuisine, s'offre des gâteaux, etc. C'était tout de même gentil de la part de notre prof de "Publishing and Languages isssues" de nous ofrir un bonbon en forme de cœur à chacune. A la pause, nous avons été quelques unes à aller boire un café avec elle au café de la salle de sport (tenu par un Français qui fait rêver tout le monde avec ses crêpes et ses croissants). On ira peut-être faire une partie du cours de la semaine prochaine à cet endroit ! Qui n'a jamais rêvé d'avoir cours dans un café ou sur une pelouse ?!?

 

Partie de l'après-midi consacrée aux joies de la machine à laver et du sèche-linge.

Et ce linge qui sent bon, on le met et il reprend les odeurs de friture qui sévissent chez Emmanuelle quand on va dîner chez elle. Une amie de Clémence arrive vers 20h, Pauline. Nous dînons ensemble, d'autres colocataires vont et viennent, on lui fait un topo sur les énergumènes. Nous allons finir la soirée au... Morals bar, oh, non, ça faisait longtemps. On rigole avec le serveur qui n'en peut plus car il a les oreilles qui souffrent à cause d'un petit gars qui joue sur scène depuis plusieurs heures de la guitare et qui chante...faux.  Cela n'a pas vraiment l'air de gêner les petits étudiants qui jouent aux grands autour des billards, et comme tous contents d'échapper à la vigilance de leur maman.

 

Mercredi, je me lève de bonne heure et me rend à la fac pour aller au bureau des finances. Il est 9h30, et ça ouvre à 9h30 exactement (je n'en savais rien). Efficace, je suis donc la première, alors que la queue peut être longue. Et il vaut mieux régler ces problèmes qui n'en finissent pas. J'ai reçu un mail qui me disait qui je venais de payer, avec mon compte, alors qu'on avait déjà payé il y a un mois, avec un autre compte... Pas envie de payer le logement deux fois. Heureusement ça n'est apparemment pas le cas.

Petit tour à la bibliothèque ensuite, quelques impressions et balade parmi les rayons, avant de rentrer.

 

En allant en cours, on a  comme l'impression que le printemps est déjà revenu ! 

Deux heures d'anglais sur l'art d'écrire des dissertations et des mémoires, utile !

Besoin de me défouler, je vais réserver mon cours de gym pour 17 heures. J'y retrouve les deux Uruguayennes, cela faisait longtemps, plus Kris une étudiante en édition. Et c'est parti pour une heure de... aérobic/step ! Moi qui me fichait de ceux qui faisaient ce genre d'exercice, imaginant les filles en body lycra se déhancher sur de la musique et faire des exercices sur une marche, comme dans les vieilles séries américaines... c'est moi qui y suis et qui ris intérieurement. On ne comprend strictement rien de ce que la prof baragouine dans son micro, alors on essaie de suivre comme on peut. Mais c'est plutôt répétitif, et pas très fatiguant (en même temps j'ai encore les courbatures de lundi donc tant mieux). Mais quand même décevant. On finit par des étirement, jambes, dos, et bras (bras ??? on ne les a même pas utilisé alors pourquoi ?Pour le style, disons).

On décide de se rejoindre à plusieurs à 20 heures pour aller dîner en ville. Jimena, Augustina (d'Uruguay), Emmanuelle...et on attend bien sur Clémence et Pauline, qui avaient promis d'être à l'heure. Un quart d'heure plus tard, après avoir sonné chez elles, elles réalisent (ou on leur apprend) qu'il n'est pas presque 20h mais 21h. On finit quand même par partir, courons attraper un bus en évitant de se faire écraser par une voiture de police gyrophares allumés. Dans le centre, on déniche un restaurant spécialisé en hamburgers. On s'installe, changeons de place car sous la climatisation le courant d'air était congelant, et dégustons de vraiment bons hamburgers (avocat, bacon et steak pour moi). Nous allons boire un verre dans le quartier proche de chez nous, et observons les gens ivres, tous ou presque déguisés, en infirmière, en boxeur, en écolière, en pingouin...plus ou moins moulant, mini mini ou transparent. Une pancarte recommande aux gens de se rhabiller avant de sortir. Une autre dit aux adolescents qui sortent de chez leurs parents de travailler pour en profiter. Une bière et ils ferment le bar. Trois Français nous rejoignent dix minutes avant de partir, dans l'espoir qu'on les joigne pour aller à la soirée "Fuzzy Duck", autant dire une soirée crado où l'on finit apparemment souvent topless... Non merci, pas ce soir. Sur le chemin du retour, nous traversons le bois, Jimena me transperce le bras en s'y agrippant, car paralysée de peur à cause du noir et de deux d'entre nous qui s'amusent à faire peur). Petit détour par chez Emmanuelle où nous y retrouvons quelques uns de ses colocataires, et d'autres. Trop nombreux pour jouer aux cartes mais Bonne ambiance.

 

Par Sibylle
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 11:26

Petit weekend tranquille, par moins douze degrés, les batteries se déchargent vite. La neige reste un peu.

 

On rejoint trois étudiantes en édition au pub Irlandais du coin, le Port Mahon, pour un programme rugby. Ce n'est pas que nous soyons fans, mais la France doit jouer contre l'Irlande, et une des filles est Irlandaise. Le match est en fait prévu pour le soir (il sera annulé), et nous arrivons avant 16 heures, pour le match Italie contre Angleterre. La neige n'était pas prévue, les joueurs doivent faire affronter le froid à leurs gros muscles, et le terrain est davantage glissant. Nous, nous sommes assises bien confortablement à une table, tout près du feu de cheminée, en mangeant de délicieux muffins chocolat/myrtilles faits maison par une des supporters. Nous laissons les filles avant la fin du match pour faire quelques emplettes, fouiner au Marks&Spencer, rapporter du bon thé...

Nous dînons chez Clémence, en compagnie de ses colocs qui vont et viennent. Nous avions prévu de sortir, mais la foi nous abandonne, le froid nous anesthésie. Nous allons faire un tour du côté de chez Emmanuelle, certains se font une soirée cinéma. Décidément, tout le monde se fait une soirée pépère.

 

Dimanche tout aussi tranquille. Un peu de boulot, un peu de repos. Depuis longtemps nous rêvions d'un vrai fish and chips. On se décide donc à aller là où il a bonne réputation, au Turf, le pub dans lequel nous sommes déjà allé deux fois. Nous sommes accompagnés de Bigali, et devions rejoindre trois autres personnes, mais elles n'arriveront que plus tard. Nous ne les avons pas attendu car nous n'avions pas de nouvelles. Après avoir hésité à s'installer dehors (terrasse un peu chauffée), nous sautons sur la première table qui se libère à l'intérieur. Et nous allons commander, des plats qui arrivent tous en même temps, amenés par des serveurs très raffinés. On fini notre assiette, et même celle des autres... Le poisson était bon, l'estomac peut le dire. Il faudrait presque rouler pour aller à l'arrêt de bus. Ce dernier fait un énorme détour, ce qui n'est pas dérangeant, on a du temps, on est assis, on digère.

 

La neige a fondu, on retrouve les vertes pelouses, il ne reste que quelques petits tas de neige parsemés dans le parc, qui ressemble de loin à des moutons.

 

Lundi midi nous nous sommes rendus à une mini réunion consacrée au salon du livre de Londres, qui se déroulera en avril. Nous avons retrouvé la majorité des étudiants en édition, le temps d'un petit speech et en ayant mis notre nom sur la liste des participants volontaires. Ensuite, on a essayé de s'éclipser discrètement (raté) car ils commençaient un cours, qui ne nous concernait absolument pas. Direction le city-center pour quelques petits achats (utiles et non futiles), avant de rentrer déjeuner. Et j'enchaîne un peu plus tard les deux heures de gym, exercices de boxe (partenaire un peu plus nerveuse cette fois, donc il faut amortir les coups), j'ai aussi participé à la démo du prof, autant dire que c'est dur de rester stable face à ses coups. Et on a failli encore crever à la corde à sauter. Et cette fois-ci, la prof de yoga-fitness n'était plus tout sourire, et la relaxation est partie aux oubliettes avec son sourire. En gros, si nous n'arrivons pas à faire ce qu'elle demande, on peut partir... Impossible de ne pas avoir les jambes qui tremblent, après tous les exercices.

 

Par Sibylle
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 11:16

Rendez-vous jeudi à midi avec mon groupe pour travailler sur notre projet de création de magazine, soit deux heures avant le cours. Sont-ils fous ces Anglais ? Simplement sérieux et réalistes, nous n'avons en effet qu'un mois pour le réaliser. On se retrouve à la bibliothèque, une personne en plus nous rejoint, nous sommes quatre, pour plus d'efficacité. Nous nous installons dans la salle réservée au travail en groupe où l'on peut parler fort, voir très fort... Et les idées fusent, nous sommes motivés. C'est un bon groupe.

Après un déjeuner à la cafétéria, nous allons en cours pour retrouver l'incroyable professeur. On y parle de magazines de "niches", les stratégies, et découvrons des magazines comme "Girls and Corpses" (spécialisés dans le gore, le sexe, avec des requins par exemple...), "Teddy bear" (pour la communauté de gens qui les collectionnent, qui les fabriquent, qui les secourent...). QUI sont les acheteurs, les lecteurs ??? Des fous ? ou n'est-ce qu'ironie ?

Sitôt finies les trois heures, Emmanuelle et moi partons à l'aventure. Nous prenons le bus devant la fac, retrouvons une étudiante, et prenons la direction de l'Ouest, en passant par le centre ville, pour découvrir une banlieue du nom de Botley. On s'arrête au bord d'une fin de zone industrielle, après un Mc Do, passons sous un pont (endroit charmant), jusqu'à un immeuble dans lequel se trouve l'événement OPUS, pour les éditeurs, étudiants, élèves, et autres. Ils organisent chaque année une soirée. Cette année, le pays invité est l'Inde. Nous arrivons dans un grand hall, posons nos manteaux et collons une étiquette à notre nom sur la poitrine. Tout se passe dans une grande salle, un peu décorée pour l'occasion. Pendant que nous buvons (jus, vin, bière indienne), faisons connaissance avec d'autres étudiants, des professeurs, ou des vieux messieurs charmants qui ont vécu un peu à Paris dans le 11ème, les plats sont installés. Puis viennent quelques petits discours, pas tous audibles. Deux étudiantes indiennes sont mises à l'honneur. Nous remplissons nos assiettes de riz au cury, poulet, sauce aux légumes, pain et nous trouvons une place. Kris, une étudiante que nous avions rencontrée avec Sally notre adviser, vient me sortir du groupe dans lequel j'étais pour me séparer d'Emmanuelle. Brutal mais nécessaire. Une femme indienne vient nous dire qu'elle préparera un vrai plat indien. Est-ce une invitation ? C'est vrai que c'est bon, mais pas très goûtu, plutôt occidental. Le dessert est une sorte de crème avec de la chantilly. A déguster devant deux musiciens qui jouent pendant une vingtaine de minutes. Nous partons vers 21h30, soirée très sympa pour rencontrer un peu plus d'étudiants qui sont dans le même circuit que nous. Dehors, il neige ! Tout est recouvert de poudre blanche, nous y compris.

 

Vendredi, l'occasion d'inaugurer mes petites bottes ! A l'assaut de la neige, en direction de la fac, pour imprimer (je dois refaire mon contrat d'études car non valable), scanner, et envoyer. Puis un détour par la salle de sport pour réserver le cours de lundi prochain.

 

Petit topo sur les colocs :  On se croise, quelques mots échangés par ci par là. Je me suis sentie obligée d'accepter en "amie" Cori, celle qui porte des chaussettes multicolores. Elle a encore fait fort cette semaine, en rapportant un lot de cuillères en plastique pour doser les proportions...le truc inutile ici. Et elle a tout gagné en créant un groupe de conversation sur facebook avec toutes les colocs, et en écrivant un long message (je l'avais vue 10min plus tôt dans la cuisine), rappelant qu'il nous manquait toujours une grande casserole et un grand couteau (car ceux qu'on a ne sont apparemment pas assez bien pour couper les légumes), qu'il faudrait s'organiser pour compléter ce qui nous manque, et partager les frais, que l'on devrait faire toujours en sorte d'avoir des torchons propres, que l'on pourrait faire des courses en commun (alors qu'on ne mange JAMAIS ensemble...), qu'il faudrait TOUT partager...

 

A 16 heures, l'association pour les étudiants internationaux organisait une "tea party". L'occasion de déguster  (l'estomac encore rempli du déjeuner tardif) des scones avec de la crème (clotted cream) et de la confiture, des biscuits au chocolat, caramel, de boire un thé ou café, et de rencontrer d'autres étudiants. La plupart des têtes nous sont familières. Il y a certaines qu'il est bon d'éviter. Au début, on se serait cru à un rendez-vous des "sans amis"... Ma coloc maniaque y était présente, bien entendu, et a fini assise par terre derrière un fauteuil, après avoir essayé de se socialiser. Emmanuelle et Bigali se sont échappé quand les équipes ont commencé à se former pour faire un jeu de points communs entre membres de groupes.

 

Décidées à rejoindre les membres du groupe des étudiants en édition, nous nous apprêtons à prendre le bus pour aller au pub, mais nous retardons notre départ car Clémence n'est pas prête et pendant ce temps Emmanuelle se dégonfle... Nous retrouvons une dizaine d'éditeurs au Turf, un pub dans lequel nous étions déjà passé, très traditionnel, poutres apparentes, plafonds très bas, couloirs labyrinthiques à la Lewis Carroll, jeunes têtes maquillées ou têtes aux cheveux gris installés dans de bons fauteuils... Il ferme malheureusement à Onze heures et quelques... Nous partons vers un autre bar, totalement différent, très grand, tout neuf et plus chic, dans lequel nous retrouvons d'autres étudiants. (Impossible de finir mon verre de vin blanc...). Et les personnes qui restent sont motivées pour aller danser. Quelques mètres plus loin, nous entrons dans un bar, et à l'étage, on y danse ! Ici il n'y a pas d'âge limite (ça change des pré-pubers de vendredi dernier). Et on se défoule jusqu'à 2 heures et quelques. Une des filles ne veut pas que nous partions, mais nous prenons la route du retour, Clémence et moi, sur laquelle nous retrouvons une Française et Hasseeb le coloc. Nous trouvons un taxi ensemble pour rentrer, qui nous dépose presque devant notre porte. Nous avons pu aussi à la fois rire et nous horripiler devant un groupe de filles uniquement vêtues de mini robes, sans collant ni gilet, complètement ivres, en train d'agoniser dehors sur le trottoir, leurs copains les attendant, devant une camionnette de ventes de kebabs. Pathétique. Serons-nous comme cela dans quelque temps, simple question d'habitude ?

Par Sibylle
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 15:22

La fin de ma journée de lundi s'est donc poursuivie par de l'exercice. Une de mes colocataires m'a accompagné, pour une heure d'exercices de boxe pour femmes (pour certaines c'est l'occasion de perdre 3 milligrammes de graisse et rentrer chez elles parfaites qui les motive). J'ai enchaîné avec trois quarts d'heure de fitness yoga. Cela fait VRAIMENT du bien (ce n'est pas qu'on soit stressé ou quoi ici, mais c'est bon de se bouger), et de ressentir de la bonne fatigue.

On se rejoint à plusieurs chez Clémence et partons en direction du pub du campus, vers 21h30. Evidemment, la majorité des personnes invitées ne sont pas là, ni même celle qui fête son anniversaire. On s'affale sur les gros canapés en cuir avant de se mélanger aux autres. En rentrant, nous faisons un détour chez Emmanuelle pour boire un thé avant d'aller se coucher. Il est quand même déjà tard...

 

Mardi matin, mes deux réveils ont bien sonné. Je n'aurai pas de panne d'alarme cette semaine. C'est grincheusement et les yeux tout ensommeillés que nous allons en cours. Un bon café (Nous avons une cafèt' Starbuck à la fac) à la pause pour se réveiller totalement. Le fait d'être très peu en cours nous permet de pas mal participer. 

 

Mercredi 8 février, la température est au plus bas. Nous avons cours désormais trois fois par semaine car nous prenons des cours d'anglais (qui ne comptent pas et qui sont normalement réservés aux undergraduates). Le cours débute à 13h. Nous sommes en fait très peu, une dizaine, pour la majorité des Français et Allemands. La professeur ressemble à une souris, avec de grandes oreilles, un museau pointu et le lunettes sur le bout, des petits yeux clairs, de longs cheveux gris. Elle est très drôle, sans le vouloir, et son cours est surtout très intéressant. On n'a finalement que deux heures au lieu de trois (la dernière réservée à des entretiens individuels si l'on souhaite, des tutoriaux), qui passent vite. Leçon sur la paraphrase, le plagiat, les façons de marquer les citations, les références...

Plus tard nous prenons le chemin pour aller dans le quartier d'Headington, à l'Est. Nous y faisons les courses au paradis du surgelé, Iceland, puis à Waitrose, un magasin très classe où l'on trouve de beaux produits, et de vrais aliments, comme du vrai beurre, etc.

Le soir, nous devions aller au restaurant russe, mais le plan change. L'Ouzbékistan et le Kazakhstan, colocataires d'Emmanuelle, décident de faire un plat typique de leurs pays, plutôt russe. Ils cuisinent donc pour nous. Ils préparent deux grandes assiettes de riz aux carottes et bœuf, avec ail et coriandre. Ils se sont bien appliqué, et l'un deux ne peut s'empêcher de dire que nous n'aurions pas soupçonné qu'il cuisine, tout fier. Il commence la vaisselle, et se retourne pour nous dire qu'il a besoin de quelqu'un pour faire de la place, essuyer, en nous regardant, nous les filles. Puis se retourne à nouveau, comme pour dire "maintenant!"... Et il ne s'occupera pas non plus de la vaisselle après manger. Ce petit macho (dans son pays cela doit se faire ainsi) fait son intéressant du haut de ses 19 ans. Enfin merci beaucoup pour le repas quand même.

 

Petite note inspirée par Olivia : Pourquoi dit-on qu'il fait un froid de canard ? La semaine dernière, quelques-uns patinaient sur la rivière gelée. 

 

 

 

Par Sibylle
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