Je suis maintenant rentrée en France
(admirez les accents qui refont partie du texte !), mais n'ai pas fini de raconter. Je me dois donc d'écrire un article sur la fin du voyage. Je souhaiterais le faire durer, mais cela ne sera pas
la même chose, à moins d'inventer des tas d'aventures. Enfin, dans ce que j'ai dis précédemment, rien n'était faux. Je reviens donc en arrière, pour conter les derniers jours en Australie
:
Musique !
Le vendredi 07 mai, je me suis levée à 5h, ai posé mon gros sac dans le local du backpackers pour ne garder avec moi qu'un petit sac, ai
pris mon petit déjeuner et attendu devant avec tout un tas de personnes à 6 heures le bus pour le tour. Il fait assez froid, et je n'y suis plus habituée, et puis je suis seulement en short. Je
retrouve Tom l'Allemand que je connais d'Adelaïde. Un premier bus arrive, je n'en fais pas partie. Il faut attendre un autre. Je discute avec deux Allemandes très sympas, Katrina et Inka, puis un
autre Allemand nous rejoins, Dan (Daniel). Notre bus n'arrive seulement qu'à 7 heures. Le guide se nomme Tom, très sympa (oui décidément tout le monde est très sympa). Nous sommes 21 dans le bus,
et nous prenons la route, je me sens comme dans une colonie, petit retour en enfance. Nous devons nous présenter un à un au micro, je déteste cela, mais en fait cela se fait très bien. Notre
groupe se compose d'Allemands, Français (2 autres), Italiens, Annglaises, Canadiens et Chinois, un beau petit mix. Après quelques heures de route nous arrivons au Kings Canyon. Nous avons chacun
3 litres d'eau dans notre sac et entamons la randonnée qui commence par des marches pour arriver au sommet des falaises que nous longeons. La vue est splendide. Nous avons des informations et des
anecdotes par Tom notre guide au long de la marche. Nous déjeunons d'un sandwiche au bord d'un bassin d'eau (assez froid pour s'y baigner) après avoir traversé le jardin d'Eden. J'aurais bien
voulu rester dans cet univers magique beaucoup plus longtemps, au milieu de ces roches, monts, désert, mais il est temps de repartir. Nous remontons dans le bus vers la fin d'après-midi et nous
arrêtons sur le bord de la route pour ramasser du bois pour le feu du soir. Nous nous y mettons tous, et nous en ramassons finalement trop, avec même des troncs entiers... Le bois sur le toit et
c'est reparti pour rouler jusqu'au camp où nous devons passer la nuit. Nous y arrivons dans la nuit. Il y a juste un autre groupe à quelques centaines de mètres de nous, autrement nous sommes
seuls dans le désert. On fait une chaîne pour débarasser le bois, certains s'occupent du feu, d'autres de la cuisine. Le repas est cuit dans la braise. Tout le monde se met autour du grand feu,
assis sur un swag roulé (Le swag est typiquement australien, il s'agit d'un matelas et sorte de toile dans laquelle on se glisse avec son sac de couchage. Il suffit juste de le dérouler et de s'y
glisser pour le poser par terre et dormir n'importe où, le rêve.). Il fait de plus en plus froid, un bon repas fait du bien, on observe les étoiles, repérons Southern Cross, Orion et Scorpio dans
le ciel extraordinaire, puis nous couchons peu à peu, tous les swags dépliés autour du feu pour s'endormir sous les étoiles. J'ai quand même gardé mon pantalon, deux pulls, dans mon sac de
couchage.
Le réveil se fait au petit matin, 5 degrés. Petit dèj' devant le feu réanimé, roulons les swags, ne laissons aucune trace de notre passage
et reprenons la route dans le bus pour aller à la Vallée des Vents. Le lieu porte bien son nom, pas la peine de prendre son chapeau car il s'envolerait. Une autre marche pour arriver sur un
sommet avec vue sur une vallée. Connaissez-vous le dessin animé Petit Pied ? タ la fin, ils arrivent devant une vallée spendide, cela y ressemblait. Nous revenons au bus vers 14h, roulons un peu avant de s'arrêter pour déjeuner,
puis allons à un centre de culture aborigène, magasin de souvenirs. Nous repartons pour se raprocher d'Uluru. Sur la route, des dromadaires sauvages (qui ne sont pas natifs, mais importés en
Australie des pays arabes pour transporter du matériel de construction autrefois). Nous faisons une petite marche sur un côté d'Uluru, le plus gros rocher, rouge, seul au milieu du désert. C'est
vraiment impressionnant, même si l'on dit que ce n'est qu'un gros rocher, car il y a une histoire autour, on en apprend sur l'histoire aborigène, et les environs sont très beau. Je suis vraiment
heureuse d'être ici, c'est comme un cadeau à la fin de mon voyage, qui était prévu depuis le début, sans l'être vraiment.
Nous avons admiré Uluru au coucher de soleil, (après avoir ramassé du bois) entourés de centaines d'autres touristes, dont certains au verre
de vin, pris des milliards de photos du rocher changeant de couleur, puis sommes allés à notre nouveau campement, cette fois-ci plus peuplé et équipé de toilettes et douche. Un bon repas, une
bonne douche et on se rhabille chaudement pour passer la nuit.
Le dernier jour de ce tour, nous devions nous lever plus tôt mais le guide a préféré faire une petite grasse mat'. Il faut donc nous
dépécher de lever le camp avant que le soleil ne se lève totalement. Nous sautons dans le bus et assistons au lever du soleil sur Uluru avec le petit déjeuner. Ensuite, nous allons marcher tout
autour, mais en se dépêchant car une personne doit prendre un avion (quelle bêtise), qu'elle loupera. Nous avions le choix entre marcher autour du rocher ou le grimper, cette dernière proposition
n'étant pas recommandée par respect pour les Aborigènes (vous voyez-vous marcher sur le toit d'une église ?!), respect de l'environnement (certains font leur grosse commission au sommet, ou
laissent des piles usagées, et quand il pleut, l'eau lave tout et s'écoule à la base, polluant et dérangeant tous les animaux), et par mesure de sécurité car c'est abrupte et lisse et quand un
accident arrive les Aborigènes se sentent responsables. De toute façon ce jour-là la montée était interdite car trop de vent, c'est tant mieux.
Nous revenons dans la civilisation en fin d'après-midi, chacun repartant dans son backpackers. On se donne tous rendez-vous dans un bar dans
une heure eet demi, après une bonne douche et s'être pomponné. Je fais tout en vitesse, entre me préparer, faire mon sac pour le lendemain, répondre à tout un tas de questions sur le tour pour
deux Allemands qui partent demain... et je rejoins quelques uns de mon groupe pour partir ensemble au bar où nous retrouvons les autres. Nous y dînons, partons plus tard pour la porte à côté, un
saloon avec des bottes au plafond, des têtes d'animaux aux murs, des poignées de portes et robinets inversés pour finir la soirée. On repart à une dizaine jusqu'au backpackers. Il est vraiment
dévonseillé de marcher seul ou presque dans les rues d'Alice Springs. Le retour se fait sans aucun problème. Les trois jours sont déjà terminés ! C'est la fête des mères partout sauf en
France...
Le jour suivant, lundi 10 mai, levé encore tôt pour prendre l'avion. Je suis dans le même que Dan l'Allemand, jusqu'à Sydney. Un trajet qui
dur quand même plus de 8 heures car je m'arrête à Melbourne. Mais pas le temps de sortir de l'aéroport.
J'arrive à Sydney le soir, et Virginia m'y accueille, la correspondante de lycée de Pascale ma tante. Elle est adorable, elle m'a proposé de
loger chez elle pour mes derniers jours en Australie. Elle habite à Coogee, tout près de Sydney, dans un vieil appartement très bien aménagé, en face de la mer, superbe ! J'ai une chambre pour
moi, tout confort, j'apprécie. Et j'apprécie aussi dormir le lendemain jusqu'à 8 heures et prendre du temps pour moi, sans avoir à me presser dans la matinée. Je pars vers 13h à la plage qui est
à 10 minutes de marche et retrouve Dan. Je suis contente de profiter de la mer. La baignade est rapide car l'eau est froide, et la température se rafraichit. La lumière est étrange, le ciel comme
enfumé. Et le soleil se couche à 5h30, si tôt, car c'est l'automne. Gabriel un ami Français rencontré à Perth est encore à Sydney jusqu'à la semaine prochaine, du coup on se retrouve. Nous allons
tous les trois boire un café, manger un fish&chips et boire une bierre dans la soirée.
Le lendemain je prend le bus pour Sydney, visite un quartier vintage avec plein de petites boutiques, et retrouve Kisun (ami Coréen
rencontré dans la ferme de cerises et retrouvé à Perth. Does it make sense ?) devant l'université. Nous marchons jusqu'au Darling Harbour au Nord de Sydney pour retrouver Dan devant la mer au
port. Je suis trop excitée d'être ici, ce lieu où j'étais il y a trois ans maintenant. Nous déjeunons tous les trois, allons au jardin botanique, puis Gabriel nous rejoint et nous admirons tous
les quatre le coucher du soleil derrière l'opéra et le pont, si célèbres et symbolisant la grande ville. Cela fait d'ailleurs bizarre de se retreouver dans une ville de cette taille, avec tant de
personnes, de magasins, de grands immeubles.
Nous allons prendre un verre sous l'opéra, en forme de coquillage, après avoir observé les chauves-souris se réveiller. Nous dinons dans le
plus ancien quartier de la ville.
Jeudi, j'ai rendez-vous chez " Allen & Unwin ", grosse
maison d'édition indépendante d'Australie. Après un long trajet dans plusieurs bus pour aller au nord de la ville, de l'autre côté du pont, je rencontre une éditrice, m'installe à un bureau pour
avoir un peu de travail, peu poser toutes les questions que je souhaite, ai une visite de la maison. J'y passe la journée, c'est très intéressant.
Vendredi, le ciel est toujours bleu, mais il fait frais. La biennale d'art contemporain de Sydney a commencé. Je décide donc de m'y
intéresser plutôt que de traîner dans des magasins de souvenirs où l'on retrouve les mêmes objets partout. Je rejoins Kisun et nous visitons le musée d'art. De nombreuses oeuvres, certaines
étranges, pas toujours compréhensibles, mais très intéressant. Nous prenons plus tard une navette gratuite, petit bateau, pour nous rendre jusqu'à une petite île, ancien orphelinat, prison, lieu
de construction de bateaux, etc. L'atmosphère peut y être étrange. On y voit un grand nombre d'oeuvres, mais devons repartir une heure plus tard sans avoir tout vu, pour ne pas rater le dernier
bateau. Belle vue de Sydney à bord. Sur le quai nous retrouvons Dan, et nous dépêchons d'aller jusqu'à la grande tour de la ville, devant laquelle j'avais donné rendez-vous à Gabriel, pour aller
tous les quatre au sommet et dominer la ville pour ma dernière soirée en Australie. Nous assistons au coucher de soleil, puis à une vue impressionnante by night sur la ville, les buildings, la
circulation infernale... J'aime la vue où tout est petit, et l'on peut se tenir debout en regardant directement ou presque le sol en dessous. Je reprend un bus vers 19h et retrouve Virginia en
bas de chez elle pour aller à Bondi où elle a réservé une table dans un restaurant Italien. Nous y dînons de très bonnes olives, pizzas et sorbets. Une autre très bonne soirée s'achève.
Samedi 15 mai 2010. Date non banale.
Après une petite grasse matinée (elles n'ont pas étées si nombreuses) jusqu'à 9h30, je prépare mes bagages en abandonnant quelques affaires)
et pars en fin de matinée pour Bondi beach, la plus célèbre des plages de Sydney, à pied en longeant la côte. C'est très beau. Je met tout juste une heure en marchant vite. J'y fait quelques
petites amplettes à ramener en France. Gabriel me rejoind plus tard devant la plage, sur laquelle nous retrouvons Dan après avoir fait une petite marche, et enfin Kisun nous rattrape. Tout cela
était bien sur prévu. Nous sommes allé boire un café dehors tous ensemble, et nous sommes séparés pour de bon un moment plus tard. Je dois me dépêcher pour rentrer, les adieux ne tardent donc
pas, et ce n'est pas si mal. Gabriel fait le trajet avec moi.
A l'appartement je fini mon sac, Viginia arrive, et elle me dépose très
gentiment à l'aéroport où je lui dis au-revoir. D'après elle, ce n'est pas un départ définitif.
Je SUIS à l'aéroport, après huit mois de voyage merveilleux. Comment réaliser ? Tous les bons souvenirs, les belles rencontres me reviennent
en mémoire.
C'est le coeur serré que je rentre dans l'avion, les larmes aux yeux, prête à faire demi tour.
Bien sur que je suis heureuse de revoir ma famille, amis, mais c'est terriblement dur de quitter cette magnifique vie à laquelle j'avais
pris goût.
Un voyage de retour dans le silence, qui me paraît long...
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